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Circulaire DGEFP 2001/33 du 25 septembre
2001 relative au Programme " Nouveaux Services- Emplois Jeunes"
La Ministre de l'Emploi et de la solidarité
à
Madame et Messieurs les Préfets de Région
Mesdames et Messieurs les Préfets de Département
Madame et Messieurs les Directeurs Régionaux du Travail de l'Emploi
et de la Formation professionnelle
Mesdames et Messieurs les Directeurs Départementaux du Travail
de l'Emploi et de la Formation Professionnelle
Monsieur le Directeur Général de l'ANPE
Monsieur le Directeur Général de l'AFPA
Mesdames et Messieurs les animateurs des plates-formes régionales
de professionnalisation
Mesdames et Messieurs les pilotes locaux duProgramme “ Nouveaux Services,
Emplois Jeunes ”
(sous couvert de Mmes et MM. les préfets)
La présente circulaire a pour objet de préciser, pour le
champ CNASEA, (hors Education Nationale, Intérieur, Justice), les
conditions de mise en oeuvre des orientations du plan gouvernemental que
Madame la ministre de l'emploi et de la solidarité vous a exposées
dans sa lettre du 27 juillet 2001.
Ce plan s'inscrit dans la continuité des actions que vous avez
développées depuis le lancement des « nouveaux
services, emplois jeunes » pour accompagner la professionnalisation
des emplois et des jeunes ainsi que la consolidation des activités,
conformément aux objectifs initiaux du programme. Vous continuez
à ce titre de coordonner et animer l'action des différents
ministères qui interviennent, avec d'autres partenaires, en appui
aux projets et objectifs des employeurs et des jeunes.
Le plan gouvernemental intervient à un moment précis d'un
calendrier connu qui implique, pour les emplois créés au
démarrage du programme - pour l'essentiel en 1998 – le terme en
2003 de l'aide initiale de l'Etat instaurée par la loi du 16 octobre
1997 et ses textes d'application.
Les actions spécifiques qu'il vous demande de mettre en place en
2001 et 2002 trouvent dès lors à s'appliquer de nouveau
les années suivantes. Les dispositions de ce plan doivent, autrement
dit, être considérées comme un élément
pérenne de votre pilotage du programme, dont Madame la ministre
a rappelé qu'il permettrait en 2002 la création de 10 000
emplois nouveaux.
Cette instruction vous précise quelles sont les premières
actions à initier en cette rentrée 2001 (I), afin de vous
permettre en 2002 de mettre en oeuvre les dispositifs d'accompagnement
prévus par le plan gouvernemental (II). Elle s'appuie sur un ensemble
d'annexes techniques vous présentant les dispositifs du plan et
vous proposant des outils pour leur mobilisation.
Les conditions dans lesquelles elle trouvera à s'appliquer dans
les départements et collectivités d'outre-mer feront l'objet
d'une instruction particulière.
I - LES ACTIONS A INITIER DES LA RENTREE 2001
1 - Approfondir et actualiser l'information de vos partenaires
Vous avez été nombreux à me faire savoir que ceux-ci,
employeurs, jeunes, élus, notamment, vous avaient exprimé
leurs attentes vis-à-vis des décisions que pourrait prendre
le gouvernement au regard des échéances du programme NSEJ,
dans la perspective de l'arrêt de l'aide initiale de l'Etat.
Vous organisez des réunions d'information, sous la forme la plus
adaptée localement, pour faire connaître les composantes
du plan, sa méthode de mise en oeuvre telle qu'elle découle
de la présente instruction. Vous veillez à ce que ces informations
soient renouvelées en tant que de besoin.
Cette information doit être conduite en priorité au niveau
des départements, où se sont créées les activités
et où se prendront les décisions. Elle concerne également
l'échelon régional qui doit veiller à solliciter
les acteurs de la consolidation représentés à son
niveau, afin d'appuyer les actions conduites au niveau local.
Le service de communication du ministère met à disposition
des services déconcentrés différents « outils »
à l'appui des actions de communication : films, documents
de présentation des mesures, site internet…(fiche technique
communication en annexe).
2 - Par un auto-diagnostic l'employeur détermine ses besoins et
ses perspectives
Cette information est relayée par la diffusion concomitante des
« dossiers employeurs ». Ce document, adapté
par type d'employeur, est la base de toutes les décisions que vous
pourrez prendre en 2002 (annexe 1).
Ce dossier employeurs a plusieurs fonctions, et notamment:
- d'appui méthodologique à la démarche de consolidation,
- d'état des lieux, bilan et perspectives, de la situation
tant des jeunes que de l'activité,
- de formulation des éventuelles demandes d'appui à l'Etat,
notamment financières qui facilitent votre instruction (ainsi,
la mesure d'épargne consolidée ou les conventions pluriannuelles
pour les associations).
C'est donc à la fois un outil d'«auto-diagnostic» pour
l'employeur, mais aussi un outil de dialogue et le cas échéant
d'instruction pour les services.
Sont concernés par votre envoi (DDTEFP) les organismes de droit
privé à but non lucratif, pour l'essentiel des associations,
qui ont procédé à un premier recrutement dans les
années 1997, 1998, 1999, 2000.
La diffusion du dossier destiné aux collectivités locales
concerne en priorité celles qui ont procédé à
des recrutements dès 1998.
Pour les collectivités locales les plus importantes, les entreprises
et les établissements publics, vous appuyez votre action d'accompagnement
de leur démarche de consolidation sur des « contrats
d'objectifs », qui reprennent et adaptent à ces situations
particulières le dossier employeur. Au même titre que ci-dessus,
sont concernés les employeurs qui ont procédé à
des recrutements en 1998, avec lesquels vous examinez leurs perspectives
au terme de l'aide initiale de l'Etat.
La liste des employeurs concernés est mise à votre disposition
par le CNASEA (cf infra point 4). Dans la mesure où vous avez vous-même
développé ce type d'outil, par exemple dans le cadre de
l'obligation annuelle de bilan (cf fiches bilan annexées à
la circulaire DGEFP du 30 mai 2000), vous pouvez modifier et adapter le
document type qui vous est transmis sous forme de fichier word.
Dans le cas particulier des associations, une date générale
de retour auprès des DDTEFP est stipulée pour leur dossier
au 30 novembre 2001[Voir exception pour les postes du deuxième
semestre 2000 en annexe 1], soit un délai moyen de deux mois pour
qu'ils puissent vous fournir les éléments demandés.
Toutes les associations qui ont recruté entre 1997 et 2000 doivent
en effet se mobiliser rapidement pour pouvoir bénéficier
le cas échéant des différentes mesures d'aide financière
du plan, et notamment de la mesure dite d'épargne consolidée,
dont la mise en place est la plus urgente (cf infra).
Ce délai est resserré, mais il est réaliste, le dossier
employeurs ayant été préalablement testé auprès
d'associations de différentes tailles.
Les DDTEFP qui ne souhaitent pas modifier le document type national destiné
aux associations peuvent, jusqu'au 1er octobre, délai
de rigueur, solliciter la DGEFP (mission promotion de l'emploi) qui assurera
directement l'envoi du dossier type aux employeurs concernés dans
le département.
Pour les autres employeurs, collectivités locales, entreprises
et établissements publics ayant créé des emplois
en 1998, vous pouvez retenir une date de retour postérieure tout
en restant vigilant sur les actions que vous avez à conduire en
2002, et pour lesquelles ces informations vous sont nécessaires.
3 - Une approche stratégique : le diagnostic d'ancrage territorial
En appui à votre pilotage du programme, et en vue de vos futures
instructions et décisions, vous engagez la production de diagnostics
d'ancrage territorial des nouveaux services créés dans votre
département qui nourrissent votre vision globale du programme et
de son environnement, fondent votre stratégie locale en éclairant
les besoins et les ressources d'un territoire, l'impact des nouveaux services
et les partenariats qu'ils ont noués. La circulaire DGEFP du 30
mai 2 000 vous engageait à initier cette démarche pour ce
qui concerne la création d'activités. Elle doit être
généralisée à l'occasion de la mise en oeuvre
du plan gouvernemental de consolidation (annexe 2).
Le diagnostic est conduit dans les zones proposées par le DDTEFP
au Préfet. Le choix des zones se fait en cohérence avec
les actions de territorialisation des politiques de l'emploi déjà
conduites par les équipes locales du service public de l'emploi
dans le cadre de la lutte contre le chômage et l'exclusion ;
la responsabilité opérationnelle de ces diagnostics est
confiée aux équipes locales. Ce choix doit s'inscrire dans
la démarche du plan territorial de l'Etat, avec le souci de ne
pas créer inutilement de nouveaux zonages.
Pour la réalisation de certains diagnostics plus spécifiques
ne correspondant pas aux zones retenues dans le cadre ci-dessus, vous
pourrez solliciter les interventions prévues dans la convention
entre l'Etat et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC),
qui fera l'objet d'une déclinaison dans chaque région et
d'un pilotage DRTEFP-délégation régionale de la CDC.
Une information complémentaire vous sera prochainement transmise
sur les dispositifs de cette convention et les appuis qu'elle vous apporte.
Vous examinez avec les élus qui le souhaitent dans quelles conditions
des diagnostics pourraient être conduits dans des territoires particuliers
(pays, intercommunalités…). De la même manière vous
appréciez dans quelle mesure les zones de création initiale,
leurs pilotes, peuvent être à nouveau sollicités dans
cette phase.
Le niveau régional, en premier lieu le DRTEFP, apporte ses expertises
en appui à cette démarche, en mobilisant ses services (SEPES)
et les organismes régionaux compétents (exemple : les
OREF), ainsi que les autres services de l'Etat, affaires sanitaires et
sociales, tourisme, culture, environnement, etc. qui disposent d'expertises
par filières, secteurs d'activités ou territoires.
Les diagnostics d'ancrage territorial des nouveaux services sont un moyen
d'animer les partenariats (cf infra au point 5) et de conduire la réflexion
stratégique sur les orientations des actions de consolidation dans
votre territoire. Leur production est mise à jour tous les ans,
au titre des éléments de pilotage du programme. En fonction
des échéances propres à votre département,
vous fixez la date à laquelle cette première génération
de diagnostics doit être achevée. Les informations recueillies
à cette occasion vous seront nécessaires tant pour l'organisation
des réponses aux besoins des jeunes que pour l'instruction des
mesures d'aide financière du plan dès le début 2002.
4 - Un outil de maîtrise des échéances du programme
dans le département
Vous disposez de fichiers par types d'employeurs mis à disposition
de chaque DDTEFP par le CNASEA qui permettent d'analyser les échéances
du programme propres à votre département (annexe 3).
Cet outil identifie, en fonction des dates de recrutement des jeunes,
les employeurs auxquels le dossier employeur doit être adressé,
ou qui sont concernés par la démarche du contrat d'objectif,
et généralement par l'ensemble de vos actions durant l'année
2002. Il vous permet de quantifier les emplois concernés comme
d'établir un ordre de priorité dans vos interventions.
5 - L'animation interministérielle des partenariats
Cette phase initiale de « lancement » doit être
soutenue par de fortes actions d'animation :
- en accompagnement des employeurs associatifs ; vous veillez à
la mobilisation autour des services du ministère de l'emploi des
différents départements ministériels concernés
par secteurs d'activité, tant au niveau départemental que
régional ; les accords cadres avec les têtes de réseau
associatif seront renouvelés au niveau national pour que des appuis
soient apportés localement ; un partenariat particulier est
mis en place avec France Active pour la mise en place de la mesure dite
d'épargne consolidée (voir annexe 7) et au niveau régional,
dans le cadre de la convention précitée entre l'Etat et
la Caisse des dépôts et Consignations, pour la constitution
de «centres de ressources» à même d'intervenir
dans la consolidation et la solvabilisation des nouveaux services ;
- des différents acteurs impliqués dans l'accompagnement,
la professionnalisation des emplois et des jeunes (ministères pour
les secteurs d'activité relevant de leurs compétences, et
notamment de l'éducation nationale, ANPE, AFPA, OPCA, notamment
dans le cadre des plates formes de professionnalisation, branches professionnelles,
conseils régionaux, autorités organisatrices des concours
de la Fonction Publique Territoriale…) dont les actions doivent être
conjuguées au niveau départemental comme régional
;
- de manière plus générale sur les territoires, avec
l'ensemble des acteurs intéressés à la consolidation
des nouveaux services et à la réponse aux besoins des jeunes.
Les diagnostics d'ancrage territorial sont le moyen privilégié
de cette mobilisation : en associant aux constats et analyses dont
ils sont porteurs les acteurs des territoires, en identifiant de nouveaux
acteurs. Il est à ce titre particulièrement important que
vous portiez le travail technique des équipes locales du service
public de l'emploi auprès des élus, des acteurs économiques
(entreprises, branches, comités de bassin d'emploi, chambres consulaires…)
sociaux (organismes de sécurité sociale, mutuelles, syndicats…)
etc. de telle sorte que de réels partenariats soient noués
dans la production de ces diagnostics, dont les orientations seront ainsi
partagées.
II - LES ACTIONS A CONDUIRE EN 2002
A - La poursuite et l'approfondissement des actions pour la professionnalisation
des emplois et des jeunes par la promotion de nouveaux outils
1 - Les fiches individuelles jeunes : un bilan des actions, les
perspectives de professionnalisation à 12 mois
La professionnalisation des emplois et des jeunes est un des objectifs
forts du programme NSEJ. Sa durée, exceptionnelle, favorise la
professionnalisation des emplois et permet aux jeunes d'acquérir
une réelle expérience. Madame la ministre de l'emploi et
de la solidarité a rappelé l'objectif constant - pour tous
les acteurs - que tous les bénéfices de cette situation
soient retirés pour les jeunes.
La professionnalisation des jeunes, la reconnaissance des fonctions développées
qu'ils contribuent non seulement à porter mais bien souvent à
définir, s'appuie notamment sur la généralisation
d'outils que vous aurez à utiliser et promouvoir en commun. Vous
aurez également à mettre en place des dispositifs particuliers,
notamment au regard des échéances existantes pour les premiers
emplois créés par le programme.
Vous avez été nombreux à vous doter dans vos relations
avec les employeurs de ce type d'outil qui permet de suivre, poste par
poste, les actions de professionnalisation conduites au profit des jeunes.
Ces fiches, (annexe 4), qui figurent dans le dossier employeurs,
deviennent d'utilisation générale pour tous les employeurs.
Elles sont dorénavant produites annuellement et adressées
à la DDTEFP dans le cadre de l'obligation de bilan ; elles
servent de support à vos actions régulières en vue
d'appuyer et de développer en tant que de besoin l'effort de professionnalisation
des jeunes.
Leur exploitation, qui mobilise fortement le niveau régional (plates
formes de professionnalisation), et les autres ministères qui ont
développé des actions d'accompagnement dans leurs secteurs
d'activités, fait l'objet des procédures décrites
en annexe en matière d'actions de professionnalisation avec le
concours de l'AFPA et de l'ANPE. Ces actions intègrent pleinement
la dimension de la validation des acquis de l'expérience, notamment
dans la perspective du vote prochain de la loi de modernisation sociale.
Le guide « repères pour la validation et la certification »
qui est un outil d'information des jeunes et des employeurs à la
disposition des plates formes régionales de professionnalisation
fera l'objet d'une actualisation au niveau national, avec le concours
des ministères valideurs. Le ministère de l'emploi et de
la solidarité développera à partir de l'expérience
menée en 1999-2000 un dispositif d'accès à ses titres
par la reconnaissance des acquis de l'expérience en mettant en
place des cellules de validation adossées aux centres AFPA.
Ces fiches individuelles sont également mises à profit spécifiquement
pour apprécier les éléments de qualité de
la démarche d'un employeur, tant durant la période de la
convention initiale, qu'au moment d'envisager l'octroi d'un appui complémentaire
au titre des mesures décrites ci-après au B. Les actions
dont elles sont le reflet, les appuis nécessaires qu'elles permettent
d'identifier, sont partie intégrante de la démarche de consolidation
des emplois et des activités qui est conduite localement.
L'attestation d'activité, (annexe 5), que vous cherchez
à promouvoir dans le cadre de vos échanges avec les employeurs,
n'est pas un document spécifique au programme NSEJ et n'a pas un
objectif d'instruction. C'est un support méthodologique d'une démarche
permettant de faire le point sur les activités exercées
et leurs évolutions. Elle peut être utilisée à
différentes fins comme une modalité d'échange et
de dialogue entre l'employeur et son salarié, un support permettant
d'établir un projet d'évolution professionnelle, d'évaluer
un besoin en formation, un document intermédiaire de communication
avec des institutions et des services d'orientation et de validation des
acquis…
Cette attestation peut supposer un accompagnement pour lequel les plates
formes constituent les lieux de ressources et d'appui.
Vous appelez l'attention des employeurs sur l'intérêt qu'elle
représente en sus pour un jeune dans la mesure où elle est
un élément supplémentaire qui contribue à
la lisibilité et la mise en valeur des activités occupées.
Elle est un élément du dialogue qui doit être conduit
avec les branches professionnelles en vue de favoriser la reconnaissance
des métiers nouveaux dans les conventions collectives.
B- L'accompagnement des emplois et des jeunes par la mobilisation des
mesures du plan gouvernemental
1. Le renforcement ciblé des crédits d'ingénierie.
Cet accompagnement s'appuie en premier lieu sur la mobilisation des crédits
d'ingénierie dont le doublement est prévu dans le budget
du ministère de l'emploi et de la solidarité en 2002 (annexe
6). Ces crédits peuvent bénéficier à tous
les employeurs, quel que soit leur statut juridique. Ils ne doivent pas
être regardés comme un préalable à vos décisions,
encore moins à votre instruction, mais comme un élément
d'accompagnement, au même titre qu'une éventuelle mesure
d'aide financière, à la démarche de consolidation
d'un employeur.
Leur doublement correspond précisément à la nécessité,
pour les emplois créés en 1998, d'anticiper les conséquences
de l'arrêt prochain de l'aide initiale de l'Etat : vous les
dirigerez prioritairement sur ces emplois.
Pour les emplois concernés par une mesure d'épargne consolidée,
des partenariats sont prévus pour mobiliser ces crédits
en synergie avec d'autres actions conduites avec France Active et la Caisse
des dépôts et Consignations.
2. Les aides aux organismes de droit privé à but non lucratif
(associations)
Le dossier employeur et vos propres informations, issues notamment des
diagnostics d'ancrage territorial, des bilans annuels précédents,
vous mettent en mesure de juger de la cohérence d'un projet, de
sa qualité, et d'apprécier les demandes d'appui formulées.
Cette approche globale, se combine avec une gestion des aides (épargne
consolidée, convention pluriannuelle) qui se fait poste par poste,
en fonction des dates de premier recrutement des salariés.
a) La mobilisation de la mesure d'épargne consolidée est,
chronologiquement, votre première priorité. Elle est destinée
aux organismes de droit privé à but non lucratif qui, tout
en disposant d'un réel potentiel de solvabilisation, ont cependant
besoin d'un laps de temps supplémentaire pour parvenir à
leur équilibre financier sans l'aide de l'Etat. La mesure, qui
prend la forme d'un avenant à la convention initiale, permet d'organiser
l'accès à cet équilibre sur une période complémentaire
de trois ans au-delà de l'aide initiale de l'Etat, assortie d'une
prime de 15. 245 Euros (100 000 F). Elle est accessible selon les procédures
décrites en annexe 7 pour tout poste créé
en 1997, 1998, 1999, 2000. Elle s'applique dès 2002.
Vos actions d'animation et d'accompagnement doivent permettre aux employeurs
qui sont dans ce cas de se déterminer en faveur de la mesure dans
les délais utiles pour eux. Vous transmettez alors les avenants
correspondants au CNASEA, et mettez en place en tant que de besoin les
autres actions d'accompagnement que la situation exposée par l'employeur
peut justifier (appui conseil, actions financières de France Active,
aide à la professionnalisation etc.).
Vous devez éviter toute confusion chez les employeurs entre cette
mesure d'aide qui peut être obtenue sur une base volontaire, avec
celle des conventions pluriannuelles dont l'instruction plus lourde porte
tant sur le principe que le montant de l'aide qui devra être conduite.
L'estimation nationale de 30% des emplois qui pourraient être concernés
par l'épargne consolidée vous fournit un indicateur sur
le « potentiel » de cette mesure, même s'il
ne s'agit naturellement que d'une moyenne, et nullement d'une norme. Vous
n'hésitez pas à procéder aux nouvelles informations
et relances des employeurs qu'appelleraient vos constats.
Dans le cas d'employeurs à multi-activités distinctes ayant
créé des postes en 1998 vous pouvez accepter de recourir,
pour une activité donnée à une convention pluriannuelle,
et pour une autre à la mesure d'épargne consolidée.
b) Les conventions pluriannuelles, qui prennent la forme de nouvelles
conventions succédant aux conventions initiales, sont également
destinées aux organismes de droit privé à but non
lucratif dont l'équilibre financier ne peut être envisagé
sans un maintien d'une aide de l'Etat. L'apport social de ces services,
compte tenu de la nature des activités, du lieu où elles
s'exercent, des publics qu'elles visent, justifie qu'une aide complémentaire
leur soit apportée sous une forme modulable, la plus adaptée
à leur situation. Votre instruction s'appuie sur les expertises
de tous les ministères concernés par un secteur d'activité,
comme sur celles des partenariats locaux, que vous avez identifiés
et approchés à l'occasion de vos diagnostics d'ancrage territorial.
Elle doit tendre à objectiver et mesurer cet apport social, ainsi
que les besoins de financement qui sont liés à la poursuite
du service (voir annexe 8).
La modularité de l'aide financière - 70 000 F par poste
en moyenne - rend particulièrement stratégique votre capacité
d'animation des partenariats locaux : cette mesure prend en effet
tout son sens lorsque l'Etat aide à constituer par ce moyen de
véritables « tours de table » financiers
en vue de soutenir une activité dont l'utilité et l'apport
social sont largement reconnus. Vous pouvez éclairer ces appréciations
locales en vous référant à la liste des secteurs
qui, dans un cadre interministériel, ont été estimés
comme les plus porteurs d'une plus-value sociale que l'Etat entend promouvoir.
Cette mesure a donc, tout comme celle d'épargne consolidée,
un caractère dynamique : elle accompagne l'ancrage durable
d'un service dont l'utilité sociale et la qualité sont reconnues,
et ne saurait être regardée comme le prétexte d'un
maintien artificiel. Elle est d'application à compter de 2003 pour
les recrutements intervenus en 1998 : l'année 2002 doit donc
être une année de préparation à la signature
de ces éventuelles conventions. La proportion des emplois associatifs
qui pourraient être concernés est estimée nationalement
à 45% en moyenne. Cependant, la modularité possible de l'aide
au poste doit aussi être prise en compte pour apprécier ce
chiffre.
Une instruction ultérieure vous précisera dans quelles conditions
interviendront à ce titre les délégations de crédits
nécessaires.
3. Les actions en direction des collectivités locales.
Votre action en direction des collectivités locales, sur la base
des dossiers employeurs ou des contrats d'objectifs prévus au I.2,
doit permettre de préciser les perspectives des activités
et des emplois en 2002 et 2003, sachant que 50 % des emplois ont été
créés par les collectivités locales durant l'année
1998.
L'accès à la fonction publique territoriale constitue une
perspective pour les jeunes actuellement en poste dans les collectivités
locales. Vous accordez une attention particulière aux conditions
dans lesquelles il pourra s'effectuer dans votre département. L'année
2002 doit être mise à profit pour déterminer par vos
échanges avec les collectivités employeuses, la nature et
le nombre des recrutements qui pourraient intervenir.
La modification des cadres d'emploi de la fonction publique territoriale
actuellement engagée témoigne de la reconnaissance des fonctions
occupées par les jeunes, des services développés
grâce au programme, qui contribuent à la modernisation du
service public local. Le Conseil supérieur de la fonction publique
territoriale a examiné une première modification de 5 cadres
d'emploi de catégorie C et B, et sera saisi, au mois d'octobre
2001 de nouvelles propositions de modifications statutaires. La mise en
place de concours de « troisième voie » complète
ce dispositif. Le dossier spécifique collectivités locales
comporte une notice d'information à ce sujet, qui sera réactualisée
au fur et à mesure des évolutions constatées.
Vous associez à ces discussions les autorités organisatrices
de concours (centres de gestion, CNFPT, collectivités non affiliées)
de telle sorte que les informations nécessaires leur permettent
une programmation des concours, d'envisager les modalités de préparation
des jeunes aux épreuves etc.
La mise en place de l'aide spécifique aux collectivités
locales (annexe 9) permet d'apporter pour les collectivités
relevant de dispositifs tels que la Dotation de Solidarité Urbaine,
les Zones Urbaines Sensibles ou les Zones de Revitalisation Rurale, une
aide au maintien de certaines activités dont la qualité
et l'apport social sont reconnus mais qui rencontrent des difficultés
de financement.
4. L'accompagenement personnalisé des jeunes par le service public
de l'emploi.
La mobilisation des équipes locales du service public de l'emploi
est faite par le service public de l'emploi départemental en fonction
des informations dont il dispose sur les perspectives des activités
consolidées, les sorties prévisibles de jeunes du programme,
les secteurs d'activités concernés, leur localisation etc.
Cet accompagnement personnalisé peut comporter une forte part d'anticipation
sur la date de sortie effective du jeune. L'ANPE et l'AFPA se mobilisent
pour mettre à disposition des jeunes concernés, dans les
mois qui précèdent une date de sortie, toutes les prestations
auxquelles ils pourront avoir accès.
La connaissance du territoire, et de ses potentialités – qui fait
l'objet d'un travail spécifique notamment des équipes locales
dans le cadre des diagnostics liés aux politiques de lutte contre
l'exclusion, ainsi que ceux d'ancrage territorial des nouveaux services
(cf supra) – comme des fonctions occupées par les jeunes doit conduire
le service public de l'emploi à travailler en amont à un rapprochement
entre les jeunes et les entreprises, notamment en favorisant les échanges
et les prises de contact entre ces entreprises et les jeunes.
Les dispositifs innovants mis en place par l'ANPE, et notamment les banques
de profil, l'abonnement ciblé aux offres d'emploi, l'intervention
des OPCA correspondant en particulier à des secteurs qui connaissent
des difficultés de recrutement, les acteurs et réseaux économiques,
doivent être largement sollicités en complément à
ces actions qui doivent permettre d'établir des passerelles au bénéfice
des jeunes et des entreprises, en s'inscrivant, au niveau d'un territoire,
dans une démarche collective de gestion prévisionnelle de
l'emploi.
Les axes forts qui se dégagent dans un département, autour
de la consolidation des activités, par types d'activités,
zones géographiques, orientent l'identification de ces partenaires,
en lien avec les ministères compétents pour les secteurs considérés.
Ces actions concernent aussi bien les jeunes qui sont encore dans l'emploi
que ceux qui sont en recherche d'un nouvel emploi. L'ANPE s'attachera, pour
les jeunes qui seront inscrits, à prendre en compte les expériences
et compétences acquises dans ces emplois ; elle les aidera,
si besoin est, à les identifier et à les clarifier. Des réunions
régulières du service public de l'emploi départemental
permettent d'organiser les interventions sur ce programme et de s'assurer
du bon déroulement des actions. Ces réunions dressent un bilan
périodique au niveau du département de la situation des jeunes
sortis du programme. Des échanges d'informations sont organisés
avec les plates-formes de professionnalisation (correspondant départemental
prévu par la circulaire du 30 mai 2 000), qui, au niveau de la région,
conduisent des actions d'accompagnement des jeunes, notamment en matière
de professionnalisation et de validation des acquis.
Les décisions arrêtées par le gouvernement qui ont
été annoncées le 6 juin dernier par Madame la ministre
de l'emploi et de la solidarité, et dont la présente instruction
porte application, sont porteuses d'ambitions fortes vis-à-vis
de l'ensemble des jeunes et des employeurs, privés ou publics,
qui se sont engagés et continuent de le faire, dans le programme
NSEJ.
Ce programme trouve dans le plan gouvernemental les moyens de conforter
sa réussite, ainsi que la reconnaissance de sa portée et
des efforts développés depuis son origine par tous ses acteurs,
notamment par les services de l'Etat, tant au niveau départemental
que régional. Il me paraît à ce titre de notre responsabilité
commune d'assurer au moyen d'échanges réguliers entre nous
les conditions de son suivi et de son évaluation, selon les modalités
proposées en annexe 10.
Votre mobilisation renouvelée et celle des partenaires que vous
saurez continuer d'associer autour de vous répondent aux enjeux
de ce programme qui touche de près et sous de multiples aspects
à la vie quotidienne de nos concitoyens. Je continuerai de vous
informer des initiatives qui seront prises au niveau national pour appuyer
vos efforts, et en tout premier lieu des réunions qui seront organisées
prochainement par la DGEFP dans les régions.
Liste des annexes
Annexe 1 : Dossier
employeur organisme de droit privé à but non lucratif
Annexe 1 bis : Dossier employeur/
collectivité territoriale
Annexe 2 : Diagnostic
d'ancrage territoriale
Annexe 3 : Fichier cnasea
Annexe 4 : Fiches
individuelles jeunes
Annexe 5 : Attestation
d'activité
Annexe 6 : Crédits
d'ingénierie
Annexe 7 : Epargne
consolidé
Annexe 8 : Convention
pluriannuelle
Annexe 9 : Aide financière
collectivité territoriale
Annexe 10 : Suivi -
Evaluation
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