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Ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité

Délégation générale à l'emploi
et à la formation professionnelle

7 square Max Hymans
75741 Paris cedex 15

Services d'informations
du public :
3615 Emploi 0,15 €/mn
(Modulo)
internet : www.travail.gouv.fr

  Paris le 10 décembre 2002

Circulaire DGEFP N° 2002/53

  Le ministre des affaires sociales, du travail
et de la solidarité
à

Madame et Messieurs les Préfets de Région

Directions régionales du travail, de l'emploi
et de la formation professionnelle
(Pour information)

Mesdames et Messieurs les Préfets de département

Directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle
(Pour action)


DOSSIER DE DEMANDE DE SUBVENTION au titre d'une CONVENTION PLURIANNUELLE DEGRESSIVE format pdf


 

Objet : Sorties du programme NSEJ ; Conventions pluriannuelles avec les organismes de droit privé à but non lucratif.
Réf. : circulaires N° 2001/33 du 25 septembre 2001 et n° 2002/16 du 25 mars 2002
Lettre ministre du 8 novembre 2002

 
Par lettre en date du 8 novembre, le ministre affaires sociales, du travail et de la solidarité, vous a fait part des orientations du gouvernement relativement au devenir des nouveaux services- emplois jeunes et vous a fixé vos priorités pour la conduite de ce programme.

La présente instruction a pour objet de vous permettre de mettre en œuvre dès le début 2003 la mesure des conventions pluriannuelles dont le ministre vous a confirmé le principe.

Le pilotage des conventions en cours qui concernent encore 150 000 jeunes dans le champ "CNASEA", la préparation des transitions professionnelles pour les jeunes occupant des postes créés en 1998, l'application confirmée du mécanisme d'épargne consolidée aux postes créés en 2001, feront très prochainement l'objet d'instructions complémentaires.

Pour les départements et collectivités d'outre-mer, une instruction particulière est en cours d'élaboration.
  1. Principes
    1. Le champ d'éligibilité

      Les conditions d'éligibilité des postes aux conventions pluriannuelles qui vous ont été communiquées par la circulaire n° 2001/33 du 25 09 2001 sont confirmées. Vous pouvez mettre en œuvre une convention pluriannuelle pour tout poste créé par les organismes de droit privé à but non lucratif, pour l'essentiel les associations, correspondant à une activité d'utilité sociale dont vous estimez, à travers le dossier employeur et vos actes d'instruction complémentaires, qu'elle dispose au terme des 5 ans d'aide initiale d'un bilan de qualité , mais n'a pu, pour des raisons que votre instruction aura objectivées, dégager pendant la durée de l'aide initiale les moyens de son autonomie financière.

      Vous reprenez à cette fin la méthode d'analyse décrite en annexe 8 de la circulaire susvisée du 25 09 2001. Vous vous appuyez sur les documents fournis comme modèles en annexe 2 à la présente circulaire.

    2. La nature et la durée de l'aide, son objectif

      Les conventions sont conclues pour une durée de trois ans, non renouvelable. Elles ne constituent donc pas un moyen de financement pérenne par le MAST des activités d'utilité sociale créées dans le programme NSEJ. Elles ont un caractère d'incitation et peuvent servir de levier à la mobilisation de sources alternatives de financements à l'issue de ce programme. C'est pourquoi l'aide apportée par les conventions pluriannuelles est dégressive sur les 3 années (cf infra II.B). Vous resterez vigilants dans leur usage.

      L'objectif de cette mesure est en effet, ainsi que l'épargne consolidée, d'accélérer l'autonomie financière d'une activité au regard de l'aide de l'Etat au titre du programme NSEJ : d'autres financements de l'Etat peuvent ou doivent être mobilisés par les employeurs, ainsi que ceux d'autres partenaires locaux, des usagers quand cela est possible, pour assurer l'équilibre financier.

      A la différence de l'épargne consolidée, qui est une modalité définie réglementairement de versement de l'aide initiale dans le cadre de la loi du 16 octobre 1997, les conventions pluriannuelles sont sans lien juridique avec cette même loi. Leur nature juridique est comparable à celle des conventions promotion de l'emploi, assises sur la loi de finances. Toutefois, vous vous efforcerez, sans compromettre la recherche d'autonomie financière des associations pour les activités concernées par la convention pluriannuelle, d'associer au prolongement de l'aide de l'Etat la mise en œuvre des objectifs que vous poursuivez en matière de développement de l'emploi des jeunes ou des publics présentant des difficultés particulières sur le marché du travail. En cas de vacance d'un poste, vous serez donc attentif à ce que l'emploi puisse être offert en priorité à ce type de public défini dans votre convention avec l'employeur.


      1*   La fiche 2.3 de l'annexe 2, que vous pouvez adapter, permet de faire un bilan synthétique des 5 années d'aide initiale; elle a vocation à être systématiquement utilisée avec tous les employeurs.
      2 *   Dès lors, il n'y a pas lieu de leur appliquer les règles prévalant par exemple en matière de recrutement de jeunes, ou de CDD de 60 mois, c'est le droit commun du code du travail qui prévaut, sachant en l'espèce que si c'est le même jeune qui occupe le poste, son éventuel CDD doit être transformé en CDI, ou encore que si le poste n'est pas transformé il n'est pas possible de conclure avec un nouveau salarié un CDD de droit commun qui prendrait la suite du précédent.


  2. Méthode
    Dans votre gestion, il convient de distinguer ce qui a trait à votre enveloppe départementale (A) de ce qui concerne chaque convention que vous signez (B)

    1. Les règles de gestion de l'enveloppe départementale

      1. Il est créé une enveloppe départementale théorique calculée par référence à un nombre de demandes et à un taux moyen d'intervention.

        Ainsi que vous l'indiquait la circulaire précitée du 25 09 2001, la mesure des conventions pluriannuelles a vocation à bénéficier au maximum à 45% des postes associatifs au-delà des 5 ans de l'aide initiale.
        La dotation en Loi de Finances Initiale a été calculée en croisant ce plafond, avec le taux moyen d'intervention de 10 000 euros, qui vous avait été communiqué dans la circulaire du 25 09 2001. 40 millions d'euros ont ainsi été budgétés dans la LFI 2003.
        En fonction de vos remontées auprès de mes services, cette enveloppe théorique vous est indiquée en annexe 1. Elle correspond au montant total maximum de ce que vous pourrez mobiliser comme crédits pour atteindre votre objectif de consolider les postes concernés.
        Vous considérerez à ce stade, et dans le respect de la procédure décrite au point 2, que vous disposez d'une enveloppe théorique de départ correspondant au nombre de postes compris dans les demandes de conventions pluriannuelles qui vous ont été faites, et que vous m'avez rapportées, multiplié par 10 000 euros.

      2. L'enveloppe départementale effective et sa maîtrise

        Le respect des enveloppes sera assuré au niveau national en fonction d'un dialogue de gestion.

        Ainsi qu'indiqué au point 1, la dotation de 40 millions d'euros dans la LFI 2003 correspond à une consolidation de 8 037 postes au taux moyen de 10 000 euros.

        Le total de vos remontées des intentions de la part d'employeurs de conclure une convention pluriannuelle, exprimées via le dossier employeur, soit 8 868 postes concernés, excède les 8 037 postes qui correspondent à l'enveloppe budgétée.

        L'enveloppe théorique qui vous est indiquée en annexe 1 est donc - à ce stade - supérieure d'environ 10% à l'enveloppe effective dont vous disposerez pour votre campagne budgétaire.

        Si il n'y a pas lieu de constater ex ante au niveau de chaque département un respect de ce plafond de 45%, les écarts trop importants par rapport à celui-ci devront faire l'objet d'une expertise au cas par cas, qui sera conduite par la DGEFP avec les DDTEFP concernées.

        Il importe également que vous puissiez, département par département confirmer les intentions des employeurs, et, au terme de votre négociation avec eux, que puisse être calibrée, sur la base d'un taux moyen de 10 000 euros par poste en première année, la demande budgétaire réelle associée à ces demandes.

        En effet, comme vous le savez les employeurs n'ont exprimé à ce stade qu'une intention, la confirmation de cette intention, et son coût pour l'Etat, seront le fruit de la vérification de la qualité de leur bilan, des discussions budgétaires que vous aurez avec eux, de l'engagement d'autres partenaires pour financer la poursuite du service.

        Je vous demande de conduire rapidement ces discussions avec l'ensemble des employeurs, de telle sorte que vous puissiez pour le 31 mars délai de rigueur me présenter pour votre département, la demande budgétaire réelle que vous formulez.

        Je vous confirmerai alors en retour que vous pouvez continuer de conclure des conventions sur la base du taux moyen de 10 000 euros, comme vous l'aurez fait au premier trimestre.

        Si le nombre des demandes que vous m'aurez annoncées demeurait nationalement supérieur aux 8 037 postes budgétés, le taux d'intervention moyen devrait alors être diminué au prorata de ce dépassement, pour les conventions restant à conclure sur les 9 mois de l'année (soit en fonction du fichier CNASEA, 90% des conventions, seul 10% du potentiel de l'année étant concerné par le premier trimestre).


        Votre enveloppe effective 2003 vous sera donc notifiée seulement après que vous m'aurez fait retour de cette information.


        Vous voudrez bien accompagner votre demande des éléments d'analyse issus de vos diagnostics d'ancrage territorial, comme de l'exploitation des dossiers employeurs qui vous ont été retournés pour les emplois de 1998 à 2 000, de telle sorte qu'une visibilité, quantitative et qualitative soit donnée dans votre territoire à la mise en œuvre de la consolidation des emplois.

        Un tableau mensuel de remontée via les DRTEFP permettra tout au long de l'année de suivre la consommation de votre enveloppe ainsi que d'organiser la synthèse des éléments de bilan fournis par les employeurs à la fin de l'aide initiale qui vous ont déterminé à conclure des conventions pluriannuelles.

        Sur le modèle de la procédure de globalisation, des redéploiements pourront intervenir entre régions, dès lors que les objectifs atteints en terme de postes à consolider ne se traduiraient pas, grâce à un taux réel d'intervention inférieur au taux moyen, par la consommation intégrale des enveloppes.

        Mes services vous communiqueront prochainement l'ensemble des outils permettant ces remontées, ainsi qu'un outil de gestion de votre dotation départementale, convention par convention (cf infra II) qui est en cours de finalisation.


      3. L'enveloppe départementale effective est dégressive, comme l'enveloppe nationale des LFI 2003, 2004, 2005 correspondant aux emplois 1998

        Votre dotation budgétaire départementale effective - ainsi que l'enveloppe nationale qui en est la somme pour les conventions pluriannuelles correspondant aux emplois 1998 - évoluera de manière dégressive en fonction d'une pente ainsi déterminée : la dotation de l'année 2 des conventions pluriannuelles (LFI 2004) représentera 80% de l'année 1, celle de l'année 3, 50 % de l'année 1 (LFI 2005) . 3*

        Cette pente traduit la dégressivité qui est le principe des conventions pluriannuelles.

    2. Les règles de gestion au niveau de chacune des conventions que vous signez

      Votre négociation, dans le respect des enveloppes décrites ci-dessus, et en application des règles exposées ci-après, vous permet de moduler à la fois :
      • le montant de l'aide,
      • son taux de dégressivité,
      • sa durée.


      1. Toute convention que vous signez, quel que soit son montant, est dégressive

        Toute convention que vous signez est dégressive, ce principe doit être respecté.

        Votre enveloppe départementale est dégressive et peut être considérée comme traduisant la dégressivité moyenne, à retenir pour la majorité des conventions que vous signez.

      2. La dégressivité des conventions et leur montant peuvent cependant être différents d'une convention à une autre

        Dans certains cas, il ne vous semblera pas adapté d'appliquer la dégressivité moyenne, qui est celle de votre enveloppe. L'application mécanique de la dégressivité moyenne risquerait en effet, soit de proposer un financement supérieur aux besoins réels de l'association, dans la mesure où celle-ci disposerait de marges inexploitées au niveau de ses recettes comme de ses coûts, soit insuffisant.

        Vous pouvez décider dès lors d'une dégressivité différente, à condition de respecter pour toute convention signée une dégressivité minimum qui obéit à la règle suivante :
        • l'année 1 (N1) de convention pluriannuelle ne peut être supérieure à 90% de la dernière année d'aide initiale
        • l'année 2 (N2) de convention pluriannuelle ne peut être supérieure à 90% de N1
        • l'année 3 de convention pluriannuelle ne peut être supérieure à 75% de N1

        Vous pouvez à l'inverse opter pour une dégressivité supérieure à la dégressivité moyenne, et vous y êtes mécaniquement conduit dès lors que vous êtes contraint par le respect de votre enveloppe, les conventions conclues selon une pente plus forte que la pente moyenne, équilibrant les conventions conclues avec une pente moins forte que la moyenne.


        3* Il s'agit bien entendu des dotations au titre des conventions pour les emplois 1998, qui traduisent la dégressivité en années 2 et 3 du taux moyens d'intervention. En LFI 2004, vous disposerez en sus des moyens correspondants aux conventionnement des emplois 1999 au taux moyen de l'année 1 des conventions pluriannuelles.

        Cet encadrement vous conduit à respecter en même temps dans toutes vos conventions pour les emplois 1998 les règles suivantes :
        • en 2003 ; montant moyen : 10 000 € ; montant plafond : 14 332 € (90 % de l'aide initiale de 15 924€) ;
        • en 2004 ; taux de dégressivité moyen : 80 % par rapport à l'année 2003 (8 000 €); taux de dégressivité minimal 90 % par rapport à l'année 2003 (11 466 €) ;
        • en 2005 : taux de dégressivité moyen : 50% par rapport à 2003 (5000 €) taux de dégressivité minimal 75 % par rapport à l'année 2003 (10 749 €).

      3. La durée des conventions peut varier

        Vous avez également la possibilité de ramener la durée de votre convention à deux ou un an, si vous jugez que cette durée réduite permet d'atteindre l'objectif de consolidation du poste.

    3. Les documents utiles à votre instruction (annexe 2)

      La circulaire n° 2002/16 du 25 mars 2002 vous incitait à " disposer très tôt d'une lisibilité de l'état des demandes qui vous sont adressées, par le biais des dossier employeurs, pour approcher le coût budgétaire théorique total en 2003 pour l'Etat de ces demandes ".

      Les modèles de documents joints en annexe 2, qui ont pour objet notamment de faire chiffrer par l'employeur sa demande, sont donc à adapter dans votre département en fonction des travaux que vous avez déjà conduits avec les employeurs pour approcher leur besoin budgétaire.

      J'appelle votre attention sur le fait qu'il s'agit de disposer rapidement de cette visibilité pour l'ensemble des demandes qui vous ont été adressées, et non de les traiter dans un ordre chronologique, en fonction des dates auxquelles devraient être conclues d'éventuelles conventions.

      Dans la mesure où cette négociation vous conduit à moduler votre taux d'intervention ainsi que la pente retenue pour la convention, il est clair que vous devez avoir une visibilité complète de l'ensemble des dossiers de demande pour apprécier vos marges de manœuvre dans leur ensemble, et non le mois, le mois, par date d'entrée d'un poste dans le dispositif pluriannuel.

      Cette modulation de votre taux d'intervention peut intervenir à la hausse quand les difficultés objectives de financement d'un service à forte utilité sociale vous conduisent à mobiliser votre enveloppe au-delà du taux moyen de référence (id est 10 000 €), en vue de donner à l'association un temps complémentaire pour faire monter en puissance ses autres ressources.

      Elle intervient à la baisse, quand la mobilisation d'autres partenaires est possible, vous veillez aux efforts déployés en ce sens par l'association. 4*

      Il vous appartient, ainsi que vous le demandait la circulaire du 25 9 2001, par des tours de table territoriaux d'appuyer les efforts de l'employeur pour diversifier son financement.

      Vos discussions dégagent également les autres moyens d'accompagnement des employeurs, ingénierie notamment, qui aident à la réussite de la consolidation des emplois créés.

      *

      Vous disposez avec l'outil des conventions pluriannuelles d'un moyen de permettre à des associations d'atteindre sur une durée plus longue l'objectif qu'elles s'étaient fixé de pérenniser une activité sans l'aide initiale de l'Etat, qui au bout des 5 ans aura dépassé 75 000 euros.

      Vous veillez à ce que les conventions conclues dans ce cadre respectent cet esprit où c'est pour l'essentiel la reconnaissance par les acteurs locaux de l'utilité d'un service qui garantit sa pérennité et non un soutien artificiel de l'Etat.

      Vous n'hésiterez pas à me faire part sous le présent timbre de toute difficulté que vous rencontreriez pour l'application de la présente instruction. Mes services se tiennent à votre disposition pour organiser dans les régions qui en manifesteraient le souhait des réunions de travail et d'information pour accompagner la mise en œuvre des conventions pluriannuelles.

      Ils organiseront en janvier une réunion de travail autour des règles de la présente circulaire avec l'ensemble des départements. Un kit de communication pour vos propres réunions d'information vous sera prochainement transmis.

      La déléguée générale à l'emploi Le Contrôleur Financier et à la formation professionnelle

      Catherine BARBAROUX


      4* Il s'agit bien entendu des dotations au titre des conventions pour les emplois 1998, qui traduisent la dégressivité en années 2 et 3 du taux moyens d'intervention. En LFI 2004, vous disposerez en sus des moyens correspondants aux conventionnement des emplois 1999 au taux moyen de l'année 1 des conventions pluriannuelles.
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