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Ministère des Affaires Sociales,
du Travail et de la Solidarité
Délégation générale à l'emploi
et à la formation professionnelle
7 square Max Hymans
75741 Paris cedex 15
Services d'informations
du public :
3615 Emploi 0,15 €/mn
(Modulo)
internet : www.travail.gouv.fr
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La déléguée générale
à l'emploi et à la formation professionnelle
Madame et Messieurs les Préfets de Région
(Directions régionales du travail, de l'emploi et de la formation
professionnelle) pour information.
Mesdames et Messieurs les préfets de département
(Directions départementales du travail, de l'emploi et de la
formation professionnelle) pour exécution.
Monsieur le directeur général de l'ANPE pour information.
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| Lettre
circulaire DGEFP n° 2003/22 du 10 juillet 2003 relative
au décret n°2003-523 du 18 juin 2003 modifiant
le décret n°97-954 du 17 octobre 1997 relatif au
développement d'activités pour l'emploi des
jeunes. |
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Le
décret n°2003-523 du 18 juin 2003 modifiant le
décret n°97-954 du 17 octobre 1997 relatif au développement
d'activités pour l'emploi des jeunes est paru au journal
officiel du 20 juin 2003. Ce texte modifie les dispositions
antérieures sur trois points, seuls les points 1 et
2 regardent directement votre pilotage dans le champ CNASEA
:
- Les modalités de reprise de l'aide
de l'Etat suite à une vacance de poste supérieure
à 60 jours.
- Le montant annuel de l'aide de l'Etat.
- La durée de l'aide de l'Etat concernant
les aides éducateurs en cas de rupture d'un contrat
et d'un remplacement.
- Demande de réouverture
de poste vacant depuis plus de 2 mois
Ces modifications réglementaires nécessitent
les compléments d'information suivants :
- Les modalités de reprise
de l'aide de l'Etat suite à une vacance de poste
supérieure à 60 jours (article l).
Depuis la mise en place du dispositif, la reprise
du versement de l'aide de l'Etat intervient à la
demande de l'employeur auprès du CNASEA. Elle est
automatique lorsqu'un nouveau jeune répondant aux
critères d'éligibilité prévus
par les textes est recruté sur un poste préexistant
suite à une vacance de poste, et vous n'avez pas
connaissance des remplacements ainsi intervenus.
Désormais cette reprise automatique du versement
de l'aide ne sera effective que lorsque la vacance du
poste aura été inférieure ou égale
à soixante jours.
La reprise de l'aide de l'Etat pour une vacance de poste
supérieure à ce délai de soixante
jours sera par contre subordonnée à l'accord
explicite du Préfet ou de son représentant
Afin de faciliter la mise en place de cette nouvelle procédure
il a été décidé que la mesure
s'appliquerait pour les vacances de plus de soixante jours
constatées au 1er septembre 2003 (autrement dit
pour un remplacement d'un jeune parti à compter
du 1er juillet ou à une date antérieure
si le remplacement n'a pas été effectué
au 31 août). Dans l'intervalle il vous appartient
d'informer l'ensemble des employeurs concernés
de votre département de ce changement de réglementation.
En effet il appartiendra à ces employeurs qui sollicitent
une reprise de l'aide de l'Etat après une vacance
de plus de 60 jours de prendre l'initiative d'obtenir
du Préfet (Direction Départementale du Travail
de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) son visa
d'accord sur la déclaration d'embauché et
d'ouverture de poste ou de changement de titulaire de
poste (DOPE) que l'employeur doit remettre ensuite aux
services du CNASEA.
Dans cette perspective, vous organisez la manière
que vous jugez la plus adaptée (rendez-vous, voie
postale...) pour que l'employeur recueille auprès
de vous ce visa. Le CNASEA recevant une DOPE pour un poste
resté vacant plus de 60 jours la renverra systématiquement
à l'employeur dès le 1er septembre, si elle
n'est pas revêtue de votre visa (par exemple sous
la forme d'un tampon « accord pour la reprise de
l'aide, DDTEFP de... »).
S'agissant d'une décision administrative susceptible
de recours auprès de l'administration centrale
(DGEFP, mission promotion de l'emploi) il est nécessaire
de motiver celle-ci en cas de refus de reprise de l'aide.
Vous refuserez votre visa quand il vous apparaîtra
au vu du bilan du poste que l'employeur devra vous présenter
qu'il n'offre pas de garantie de professionnalisation
pour le nouvel arrivant et/ou que les efforts de pérennisation
de l'emploi ne sont pas satisfaisants au regard des engagements
liés au conventionnement initial.
Dans l'hypothèse où de bonne foi un employeur
aurait adressé directement la DOPE au CNASEA et
qu'il n'obtiendrait qu'après coup votre visa, le
CNASEA régularisera en procédant au paiement
à la date effective de l'entrée en fonction
du remplacement que vous aurez visé.
Il en va naturellement de même lorsque l'employeur
de bonne foi aura procédé au remplacement
du jeune avant même de vous saisir de la demande
de remplacement, une fois que vous aurez donné
votre visa.
Nonobstant, vous veillez naturellement à répondre
à la sollicitation de l'employeur dans les meilleurs
délais.
La bonne information préalable des employeurs est
dans ces conditions, une garantie de bon fonctionnement
de la procédure.
Rappel : La même procédure
est applicable aux changements de titulaires de poste
dans le cadre des conventions pluriannuelles au titre
cette fois, non d'un texte réglementaire, mais
de l'article 11 de la convention-type annexée à
la circulaire n° 2002-53 du 10 12 2002.
- Le montant annuel de l'aide de l'Etat
(article2).
Le montant annuel de l'aide de l'Etat est fixé
désormais pour un emploi occupé à
plein temps (durée hebdomadaire égale ou
supérieure à 35 heures) à 15.924,55
euros.
Ce montant étant identique à celui fixé
au 1er juillet 2002, cela signifie que contrairement aux
exercices précédents le montant de l'aide
de l'Etat n'est pas revalorisé au 1er juillet de
cette année et qu'à réglementation
constante, ce montant restera identique pour tous les
contrats en cours d'exécution jusqu'au terme final
des conventions initiales ayant créé les
activités considérées.
De même les différents montants prévus
dans le cadre de la mesure épargne consolidée
par le modèle d'avenant type figurant dans la circulaire
DGEFP n°2003/04 du 04 mars 2003 sont ceux à
faire figurer dans l'ensemble des avenants restant à
conclure.
Vous rappelez éventuellement aux autres financeurs
des postes que cette mesure ne concerne que la participation
de l'Etat, l'employeur étant quant à lui
naturellement tenu d'appliquer la réglementation
en vigueur relativement au SMIC1.
- La durée des contrats des
aides éducateurs (article3).
Le décret n° 2001-837 du 14 septembre
2001 modifiant le décret n° 97-954 du 17 octobre
1997 relatif susvisé avait pour les conventions
conclues avec les établissements d'enseignement,
publics ou sous contrat, prévu un régime
particulier permettant le versement de l'aide de l'Etat
pendant une période de 60 mois après la
conclusion d'un nouveau contrat sur le même poste
de travail.
L'actuel texte supprime cette disposition dérogatoire
prévue pour les seuls aides éducateurs sans
remettre en cause les situations acquises avant son entrée
en vigueur. Il ne concerne donc pas le champ dit «
CNASEA ».
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