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Instruction n°98-236 JS du 24 Décembre
1998 relative au dispositif expérimental de
qualification des titulaires d'un contrat de travail"nouveaux services,
emplois jeunes"
(publiée au BOJS n°1 du 29-01-99)
Texte adressé aux préfets de région et de département
(DRD • pour att. ; DDJS-pour info)
et aux directeurs des écoles et instituts nationaux et des CREPS
La nécessité de répondre rapidement aux impératifs
de la professionnali-sation des jeunes recrutés dans le cadre du
dispositif gouvernemental "nouveaux services, emplois-jeunes "me
conduit à vous proposer de mettre en place un dispositif de qualification
qui, dans un premier temps, sera expérimental.
Il est conçu pour répondre aux besoins de formation les
plus fréquemment exprimés et pour être compatible
avec les conditions d'emploi des jeunes recrutés dans ce cadre.
Il peut concerner aussi bien les salariés du mouvement associatif,
les aides éducateurs que les salariés des collectivités
locales.
Vous trouverez ci-joint un cahier des charges qui définit les conditions
de l'expérimentation.
Si vous souhaitez vous engager dans le dispositif prévu, je vous
serais obligé de bien vouloir m'adresser une déclaration
d'intention accompagnée d'un pré-projet pour le 15 janvier
(si possible par fax au : 01 40 45 95 39). Le protocole d'expérimentation
et le volet financier de la convention prévue par ce cahier des
charges feront l'objet d'un travail d'élaboration avec la Délégation
aux Formations dans les semaines qui suivront.
Tant pour la présentation du pré-projet que pour l'élaboration
du protocole d'expérimentation, je vous recommande de suivre l'ordre
des rubriques du cahier des charges, ce qui facilitera l'exploitation
des documents que vous m'adresserez.
Les protocoles retenus seront communiqués à l'ensemble des
régions qui pourront s'y référer pour s'engager dans
la même voie d'ici quelques semaines ou quelques mois. Les financements
prévus pour l'ingénierie sont réservés à
la phase expérimentale et concerneront ceux d'entre vous qui manifesteront
leur intention d'ici le 15 janvier.
Les crédits prévus pour le financement des formations, en
revanche pourront également être mobilisés pour des
actions qui se mettront en place ultérieurement.
Pour la Ministre, et par délégation
Le Délégué aux Formations
Philippe FORSTMANN
DISPOSITIF EXPERIMENTAL DE QUALIFICATION
destiné aux titulaires d'un contrat de travail conclu dans le cadre
du dispositif
gouvernemental "nouveaux services, emplois - jeunes"
CAHIER DES CHARGES
Le présent cahier des charges a pour objet de définir
les conditions de la conception et de la mise en oeuvre de nouvelles formations
destinées aux titulaires d'un contrat "emploi-jeune "et
conduisant à une qualification d'animateur, reconnue par un diplôme
de l'État.
Ces formations auront, dans un premier temps, un caractère expérimental
et ont vocation à être généralisées,
après évaluation et, si nécessaire, amendement. Ce
sont les conditions de l'expérimentation qui sont décrites
par le présent cahier des charges.
Cette expérimentation est conduite dans le cadre réglementaire
existant. Toutefois, pour permettre les évolutions nécessaires
et donner une pleine valeur juridique à la certification des qualifications
nouvelles, les textes réglementaires afférents au BEESAPT,
au BAPAAT, et, le cas échéant, au BEATEP seront modifiés
dès le début de l'expérimentation, en fonction des
dispositifs expérimentaux retenus.
Ces innovations seront ultérieurement intégrées dans
un dispositif réglementaire entièrement renouvelé.
Le présent cahier des charges s'adresse à la fois :
- au Directeur Régional, qui proposera la partie du dispositif
expérimental relative à la définition du référentiel
métier et à la certification des compétences,
- au Directeur de l'établissement (ou de l'organisme de formation
conventionné) qui proposera le dispositif expérimental de
formation.
• Public visé :
L'organisation des formations doit être compatible avec les conditions
d'emploi des jeunes concernés, titulaires d'un contrat de travail
"nouveaux services, emplois jeunes", quel que soit leur employeur
(association, collectivité locale, établissement public,
établissement public local d'enseignement).
• Qualification visée :
II s'agit d'une qualification de niveau IV correspondant au métier
d'animateur (sous réserve de l'homologation à ce niveau,
qui ne pourra être vérifiée qu'a posteriori). Le détenteur
de cette qualification est capable d'encadrer de façon auto- ¦
nome une activité dans des conditions de sécurité
satisfaisantes pour les personnes sous sa responsabilité. Il peut
s'agir d'un animateur généraliste ou d'un animateur technicien.
• Maîtrise d'ouvrage :
II appartient au Directeur Régional de la jeunesse et des sports
de décider de l'ouverture d'une telle formation expérimentale,
au vu de l'analyse des besoins et du potentiel offert par l'établissement
de formation. Il lui appartient d'organiser, en étroite liaison
avec la maîtrise d'oeuvre, le suivi et l'évaluation de l'expérimentation.
Il lui appartiendra également de déterminer, avant le démarrage
de la formation, les modalités de certification des compétences.
• Maîtrise d'oeuvre:
Les formations seront mises en oeuvre par les établissements publics,
du ministère de la jeunesse et des sports. Elles pourront l'être
également par un organisme public ou privé ayant passé
à cet effet une convention avec le Directeur Régional.
• Partenariats pédagogiques :
Lorsque l'expérimentation vise une qualification d'animateur technicien,
des partenariats seront recherchés avec les organismes les mieux
à même d'apporter leur compétence dans le domaine
considéré, notamment en sollicitant les services d'un autre
ministère (culture, tourisme, environnement, agriculture...) ou
d'une ou plusieurs fédérations sportives.
Des partenariats seront également recherchés avec le CNFPT
pour la formation des emplois-jeunes relevant des collectivités
locales ou avec le ministère de l'éducation nationale pour
les aides-éducateurs.
La liste et les modalités d'implication des partenaires seront
précisés dans le projet.
• Organisation générale de la formation :
Le temps de formation en centre ne saurait excéder 600 heures sur
une durée totale de 36 mois.
La formation sera structurée en unités de compétence
capitalisables.
Le projet proposé devra prendre en compte les principes énoncés
dans le document de travail "Rénovation des formations et
des diplômes du ministère de la jeunesse et des sports "du
15/12/98 (extraits relatifs au niveau IV : document n° 1) et pourra
s'inspirer largement de solutions retenues pour le BAPAAT en les transposant,
si nécessaire, pour une qualification de niveau IV et en simplifiant
les modalités de mise en oeuvre et de certification.
Il prendra pour références l'un des deux documents joints
en annexes 2 et 3 :
a) s'il s'agit de construire une qualification d'animateur généraliste
il s'appuiera sur les propositions issues du contrat d'études prospectives
prescrit par la Commission Paritaire Nationale Emploi Formation (CPNEF)
de l'animation socio-culturelle et correspondant au projet de CQP animateur
1er degré qui y est décrit (document n° 2).
b) s'il s'agit d'une qualification d'animateur technicien
il s'appuiera sur le référentiel construit à partir
des expériences menées pour préparer en même
temps le BEESAPT et le BEATEP (document n° 3).
• Positionnement initial :
Les modalités et le coût du positionnement organisé
préalablement à l'entrée en formation devront être
précisés.
• Certification des compétences :
Les modalités de certification des compétences devront être
décrites précisément dans le projet de protocole
d'expérimentation. La certification pourra être organisée
soit sous forme de contrôle en cours de formation, soit sous la
forme d'épreuves ponctuelles, soit sous les deux formes et devra
porter sur la maîtrise effective des compétences visées.
Si des allégements de formation sont accordés, après
positionnement initial, à certains candidats, ils ne pourront pas
être dispensés des épreuves ponctuelles correspondant
aux compétences visées par les unités de formation
dont ils auraient été dispensés.
• Alternance :
Certains des objectifs de formation devront être poursuivis pendant
la formation en centre, d'autres le seront en situation professionnelle
auprès de l'employeur.
La convention d'expérimentation précisera clairement quels
objectifs seront poursuivis en centre, quels objectifs seront poursuivis
en situation.
Les modalités de l'alternance devront être précisées,
le rôle des tuteurs en entreprise clairement défini. Ils
donneront lieu à la rédaction d'une convention et à
l'élaboration d'un outil de suivi du stagiaire qui devront être
joints au protocole d'expérimentation.
Une information, voire une formation des tuteurs devra être prévue,
ses modalités précisées et son coût évalué.
• Prérequis :
La qualification d'animateur généraliste ne comporte pas
de prérequis.
Des prérequis seront, en principe, exigés des candidats
à la formation d'animateur technicien. Le protocole d'expérimentation
en précisera la nature et les modalités de vérification.
• Évaluation :
Les modalités de l'évaluation du dispositif, conduite par
le directeur régional en sa qualité de maître d'ouvrage
avec le concours de l'organisme de formation, devront être présentées
dans le projet de protocole.
Une évaluation complémentaire sera conduite par la délégation
aux formations avec le concours d'un consultant.
• Budget, contribution financière de l'État:
Un projet de budget sera joint au projet de protocole d'expérimentation
Financement de l'ingénierie :
Chaque région expérimentatrice retenue se verra attribuer
forfaitairement une somme de 50. 000 F par type de formation mise en oeuvre
(animateur généraliste/animateur technicien), pour les travaux
d'ingénierie de la formation, de suivi et de préparation
de l'évaluation.
Cette somme sera attribuée dès 1999 et pour l'ensemble du
cycle de formation, même s'il dure plus d'un an, sur le chapitre
34-97, art. 30.
Un financement exceptionnel des projets sélectionnés par
la CPNEF de l'animation socio-culturelle est également envisagé
par UNIFORMATION, organisme paritaire collecteur agréé de
la branche. Les dossiers seront soumis par la délégation
aux formations à la CPNEF (réunion le 2/2/99).
Financement de la formation proprement dite :
Les financements seront, sauf exception, calculés sur la base d'un
coût de 30 F l'heure stagiaire (hors hébergement et déplacements).
Les contrats emploi-jeunes étant des contrats de travail de droit
commun, le financement de base est celui fourni par l'employeur ou l'un
des organismes mutualisateurs des fonds de la formation professionnelle.
Le ministère de l'éducation nationale assume la responsabilité
financière de l'employeur pour les aides éducateurs et les
collectivités locales pour les emplois-jeunes qu'elles ont recrutés.
Les plans nationaux de financement ont été établis
sur l'hypothèse d'un financement du tiers par l'employeur ou l'organisme
mutualisateur.
S'y ajoute, dans la plupart des régions, une contribution votée
par le conseil régional.
Le ministère de la jeunesse et des sports apportera une contribution,
financée sur le Fonds Social Européen et calculée
sur la base de 10 F l'heure stagiaire, soit 6 000 F pour une formation
de 600 heures. La somme allouée en 1999 sera proportionnelle au
nombre d'heures effectuées durant l'année.
Lorsque le total des financements obtenus dépasse 30 F l'heure
stagiaire, le montant de la contribution du ministère de la jeunesse
et des sports pourra être diminué.
Si, à l'inverse, des financements complémentaires du ministère
de la jeunesse et des sports sont nécessaires, ils seront imputés
sur l'enveloppe de crédits déconcentrés régionaux
(chapitre 43 90 - art 30). La contribution du ministère de la jeunesse
et des sports par jeune ne doit en aucun cas dépasser 10 000 F
pour l'ensemble de la formation.
Aucune contribution financière ne sera demandée au jeune.
Calendrier :
Les Directions Régionales et les établissements intéressés
sont invités à se faire connaître dans les meilleurs
délais et à déposer un avant-projet, même sommaire
avant le 15 janvier, l'élaboration du protocole d'expérimentation
pouvant prendre un peu plus de temps.
Les régions qui seront prêtes pourront démarrer dès
le début de l'année 1999. Les protocoles validés
et retenus par la DAF seront diffusés à l'ensemble des régions
qui pourront s'en inspirer pour mettre en place des formations débutant
plus tard dans l'année.
Convention :
Une convention tripartite - DAF - DRDJS - Établissement ou organisme
de formation - fixera les modalités de mise en oeuvre du présent
cahier des charges.
Elle comportera un volet pédagogique (protocole d'expérimentation)
et un volet financier.
Pour toutes informations complémentaires et précisions
:
Contacter Jean PENOT, adjoint au délégué aux formations
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