 apitalisation
des projets NSEJ Ile-de-France
Statut
Belleville Insolite est une association
Champ du projet
Tourisme
Services rendus
Belleville Insolite organise des visites touristiques ou pédagogiques
dans les quatre arrondissements de Paris qui couvrent Belleville (2000 personnes
en 2002), ou des rallyes de découverte du quartier ou d’autres
événements.
Les visites touristiques sont pédestres et thématiques : le
Paris de la Commune, la mixité des peuples, les arts dans la rue...
Les touristes (parfois de langue anglaise ou allemande) rencontrent des
habitants qui leur parlent de leur métier, leur vie à Belleville.
Les circuits pédagogiques sont élaborés avec les enseignants,
avec les travailleurs sociaux quand il s’agit de familiariser des
primo-arrivants à leur environnement urbain et social (lecture de
plans, repérage des institutions utiles…), ou avec les acteurs
du quartier pour les événements.
Points forts
- Belleville Insolite valorise l’image du quartier et de ses
habitants.
- Les circuits sont réellement insolites et illustrent la richesse
ethnographique du quartier, dans tous ses aspects humains, culturels,
architecturaux, environnementaux.
- Le projet est très ancré dans la vie sociale du quartier
: chez les travailleurs sociaux, les artisans, les artistes, les commerçants,
les habitants…
- Le principe a séduit les relais d’opinion, le dossier
de presse est un argumentaire précieux.
- Le milieu du tourisme voit dans le projet une offre innovante et
très professionnelle, qui séduit les touristes étrangers
et nationaux. Le concept est transférable, et même exportable.
- L’équipe dirigeante, composée de bénévoles
et de salariés, a développé une politique de ressources
humaines de qualité, malgré la difficulté que représente
l’apparition d’un métier réellement nouveau
: l’accompagnateur révélateur de quartier. Ce métier
est ouvert à des salariés d’un niveau de diplôme
modeste.
- Belleville Insolite adapte ses produits à la demande des touristes,
des acteurs sociaux, de la population. Cette souplesse s’appuie
sur des outils de suivi de réalisation très précis.
- La recherche de la solvabilité mobilise l’équipe
dirigeante. La question d’un changement de statut qui respecte
les buts touristiques et sociaux de Belleville Insolite est en débat.
La stratégie de développement à court, moyen et
long terme, a été présente dès le début
du projet.
Statut
Le « Festival du Pays Briard » est une association.
Champ du projet
Culture
Services rendus
Le Festival organise des concerts de jazz, de musique classique, ou de musiques
du monde, dans les communes du Pays Briard (14 concerts par an, en deux
saisons, plus de 2500 entrées). Les artistes invités sont
des professionnels du spectacle. Chaque concert est une occasion pour la
population de se rencontrer, et de rencontrer les musiciens. Une association
et une S.A.R.L. filiales vendent des prestations en accompagnement d’autres
événements (séminaires, colloques,…).
Points forts
- Le Festival du Pays Briard participe activement à l’animation
culturelle d’un pays rural et à la valorisation de son
image de marque.
- Il organise des manifestations dans divers lieux du territoire (églises,
équipements culturels, châteaux, collèges…),
en impliquant les mairies et le tissu social local.
- Le partenariat public/privé permet de solvabiliser les concerts
et de participer au budget de fonctionnement de l’association.
Le Festival communique aux entreprises les avantages du mécénat
ou du parrainage, deux mécanismes de financement différents.
- La stratégie de communication est diversifiée selon
les cibles : public, collectivités territoriales, entreprises…
- Salariés et bénévoles sont professionnalisés
et responsabilisés sur des groupes de compétences. C’est
le niveau professionnel des prestations, de l’accueil, de l’organisation,
qui est visée, selon des critères sérieusement
définis et très soigneusement suivis et analysés.
- Le Festival a permis l’essaimage de structures similaires ailleurs
en France.
- L’équilibre financier est progressivement atteint, de
telle manière que la structure puisse persister après
la fin du financement NSEJ, grâce à la mise en œuvre
d’une stratégie de développement à court,
moyen et long terme, présente dès avant l’existence
du programme.
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ce document
Statut
L’OPAC du Val de Marne est un Etablissement Public Industriel et Commercial
(EPIC)
Champ du projet et services rendus
Gestion d’un parc social locatif
Services rendus
L’OPAC du Val de Marne gère un parc de 26 000 logements sociaux
sur tout le département ; il a été créé
en 1971 et emploie 540 salariés. La structure a voulu s’appuyer
sur le programme NS/EJ pour faire évoluer les services rendus aux
usagers. L’activité de petit entretien des immeubles (peinture,
électricité, etc.) en particulier a été restructurée
pour aboutir à une organisation de service plus souple, plus réactive
et donc mieux adaptée à la demande.
Points forts et facteurs de réussite
- sur les activités d’entretien d’immeuble, le programme
NS/EJ a été utilisé par l’OPAC dans un stratégie
de développement global qui visait trois points principaux :
- mieux répondre aux besoins des locataires qui demandent
à avoir un cadre de vie bien entretenu
- faire évoluer la structure des emplois au sein de la régie
de travaux en développant la polyvalence
- offrir à des jeunes plus ou moins qualifiés des
emplois à durée indéterminée avec une
possibilité d’évolution professionnelle
Il est intéressant de voir comment la structure a réussi
à combiner ces trois exigences : optimiser son fonctionnement
interne, augmenter la satisfaction de ses usagers et pratiquer une politique
active d’insertion et de formation .
- Les jeunes recrutés, de niveau CAP ou troisième générale,
ont tous bénéficié de 400 à 600 heures de
formation, ce qui représente un investissement considérable
en termes de professionnalisation des salariés ; tous les jeunes
embauchés sont désormais diplômés et la moitié
d’entre eux sont titulaires de deux diplômes (CAP de maintenance
des bâtiments de collectivités, CAP spécialisés
par corps d’Etat). Organisées en alternance, les formations
ont été conçues en étroite collaboration
avec l’OPAC, permettant ainsi de développer chez les jeunes
salariés la polyvalence que recherchait l’employeur .
- la plus-value qui ressort des services rendus par les jeunes «
agents de sur-entretien » est directement lisible dans le rapport
d’activité de la régie de travaux (augmentation
du nombre des interventions, rapidité des interventions suite
à des dégradations ponctuelles) ; par ailleurs, les locataires,
à travers les Amicales et les antennes de gestion, expriment
régulièrement leur satisfaction quant au meilleur état
général de parties communes des immeubles ; les agents
de sur-entretien n’ont pas d’activité directe de
médiation ; mais du fait de leur présence régulière
dans les immeubles, ils contribuent à occuper et « animer
» ( même si ce n’est que d’un point de vue technique)
des lieux que les locataires considéraient auparavant comme délaissés.
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plus sur l’OPAC du Val de Marne
Centre de Ressources
Yvelinois pour la musique (CRY)
Statut
Le CRY (Centre de Ressources Yvelinois pour la musique ) est une association.
Champ du projet
Culture et santé (à travers la prévention des risques
auditifs).
Services rendus
Le CRY est une fédération départementale regroupant
20 structures associatives ou municipales ; celles-ci ont pour objet de
favoriser et d’encourager la pratique des musiques amplifiées
chez les musiciens amateurs ou futurs professionnels. Les missions principales
du CRY sont l’animation du réseau départemental, l’information
et le conseil auprès des adhérents et des personnes intéressées
sur toutes les questions touchant à la pratique des musiques amplifiées
(équipement de salles, formations existantes pour la régie
d’une salle de spectacle, informations culturelles, prévention
des risques auditifs, etc.)
Points forts et facteurs de réussite
- les missions du CRY permettent de combiner le développement
des pratiques musicales chez les amateurs et les professionnels avec
la prévention des risques auditifs ; cette deuxième dimension
a pu être largement développée grâce à
l’embauche d’une personne en contrat emploi-jeune.
- le CRY touche un public qui ne fréquente ni les écoles
de musique, ni les centres culturels ; il permet aux populations ciblées
(habitant souvent dans des quartiers dits sensibles) de développer
des formes d’expression musicale souvent peu valorisées
par les institutions, alors qu’elles comportent une réelle
dimension artistique.
- le CRY a un réseau de communication très actif au niveau
local : animation du réseau des structures adhérentes,
réalisation d’un agenda des concerts et d’un journal
d’information, mise à jour d’un site internet, gestion
d’un réseau de points info musique dans les structures
adhérentes, mise à disposition d’un centre de ressources.
- l’utilité sociale et culturelle est présente
dans tous les services rendus par le CRY ; il reste à la formaliser
sous forme d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs, à
l’attention des partenaires financiers qui seront sollicités
pour pérenniser l’activité.
- le spectacle de prévention auditive « Peace and Lobe
» pourrait être commercialisé par le biais d’une
structure régionale ; le CRY resterait producteur du spectacle
et trouverait là un moyen de rentabiliser en partie les activités
développées par l’animateur de réseau autour
de la prévention auditive
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sur le Centre de Ressources Yvelinois pour la musique
Boutique
des Rives de Seine (Argenteuil, Val-d’Oise) « Jeunes créateurs
d’activités »
Statut
La Boutique des Rives de Seine est une association, créée
en 2000.
Champ du projet
Création d’entreprises socialement utiles
Services rendus
Le projet « Jeunes créateurs d’activités en Val
d’Oise » de la Boutique des Rives de Seine propose à
des jeunes de les aider à réaliser leur création d’entreprise.
Après une période d’aide à la formulation du
projet (travail en groupe), défendu devant un jury de professionnels,
une période de quatre mois de formation « création d’activité
» permet de constituer un « business plan » et d’amorcer
le chiffre d’affaires. Les activités créées doivent
être du ressort du programme « Nouveaux Services Emplois Jeunes
» (tourisme social, animation audiovisuelle, production musicale,
insertion sociale, animation périscolaire ou dans les hôpitaux…).
Les entrepreneurs sont ensuite salariés en contrat « emploi
jeune » de l’association support de l’activité,
créée à leur initiative, mais dirigée par d’autres.
Points forts et facteurs de réussite
- Un partenariat étendu : mission ville, conseil général,
conseil régional, DDASS, villes, pour l’aspect financement
de BRS ; Caisse des Dépôts et Consignations, Caisse d’Epargne,
Aéroports de Paris, Agence de l’Eau Seine-Normandie, EDF-GDF
sur l’expertise économique des projets présentés.
- Un travail pluridisciplinaire avec les jeunes candidats à
la création : sur l’acquisition du comportement d’entrepreneur,
sur les finances, la stratégie de développement, l’argumentaire
commercial, la communication.
- L’appui initial du réseau des « boutiques emploi
», l’appui méthodologique des cabinets ADEO et Prisme95,
l’appartenance au réseau EFICEA des couveuses d’entreprises.
- La localisation des bureaux, en plein centre ville d’Argenteuil
: 12 000 entrées par an.
- Un montage pédagogique et financier astucieux, mobilisant
des crédits « emplois-jeunes » pour créer
des structures et des activités qui intègrent dès
leurs débuts la nécessité de solvabilisation économique.
La DDTEFP a fait preuve d’une souplesse d’esprit remarquable,
permettant un usage innovant de la mesure « Nouveaux Services
Emplois Jeunes ».
- La création d’emplois immédiate, répondant
à des besoins sociaux de la zone validés par de nombreux
acteurs socio-économiques, publics et privés.
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la Boutique des Rives de Seine
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